Difficultés et techniques d'endormissement des tout-petits
- Karine

- 18 mai 2020
- 7 min de lecture
Dernière mise à jour : 18 juin 2020
Toutes les mamans légèrement chevronnées ayant au moins un enfant savent qu’endormir un enfant ne se passe que rarement comme dans les films à la télé. À vrai dire, entre 0 et 3 ans, le moment d’aller se coucher ressemble plus à un rodéo qu’à un long fleuve tranquille.

Soyons réalistes
Effectivement, durant la grossesse, surtout pour la première, les futurs parents achètent volontiers des veilleuses qui font de la lumière, des doudous qui font le bruit des battements du cœur, des livres premier âge, etc.

Dans la réalité, une fois votre bébé enfin présent au sein de son foyer, il n’est pas rare de voir des mamans endormies sur le canapé, épuisées avec leur petit dans les bras, ou des enfants qui s’endorment dans leur poussette et qui hurlent une fois posés dans leur lit.
On pourrait croire que cette situation s’arrête progressivement avec l’évolution de l’enfant. Mais désolée, ce n’est que le début. Dès que l’enfant grandit commencent les courses poursuites pour le mettre au lit, les pleurs et les cris, les terreurs nocturnes, et ce qui devrait normalement être un moment de calme et de douceur se transforme en course effrénée qui met tout le monde sur les nerfs.
Dans un premier temps, il est bon de dire que non cela n’arrive pas qu’aux autres et non vous n’êtes pas un mauvais parent parce que vous appréhendez ce moment. En fait, cette situation est beaucoup plus fréquente qu’on peut le croire. En fait, 80% des parents rencontrent des moments compliqués au moment de l’endormissement des enfants et 30% des enfants ont l’un des 84 troubles du sommeil recensés par les médecins.
Quels sont les cas les plus fréquents ?
Bien que chaque enfant soit différent, les signes qu’il est prêt à se coucher sont généralement assez similaires de l’un à l’autre. On constate le plus souvent qu’il baille, se frotte les yeux, chouine parfois, marque un temps plus calme, etc.
Cependant, on remarque que lorsque les mots « au lit ! » sont prononcés ou lorsque vous approchez votre bébé de son berceau, le drame commence.
Pour les plus petits, vous pouvez vous retrouver face à des pleurs, voire des hurlements, il semble tout à coup peureux, abattu, énervé ….
Pour les plus grands, on peut généralement compter sur des pleurs et des cris comme pour les plus jeunes, mais on peut aussi constater un regain de force, ils peuvent avoir envie de courir ou encore, ils sortent de leur lit une fois seuls, ils essayent d’avoir une longue conversation, de redemander des centaines d’histoires, demander plusieurs fois un verre d’eau ou encore aller aux toilettes. L’enfant peut aussi demander 36 biberons, moment auquel le terme « avoir le lait qui coule du nez » prend tout son sens.
Bref, de nombreuses excuses et situations se mettent en place et transforment ce moment en tour de force qui finalement énerve autant les parents que les enfants.

Pourquoi les enfants réagissent de la sorte ?
Comme nous l’avons vu, dans 30% des cas, il existe un facteur physique ou psychologique à ce comportement.
Mais dans la majorité des cas, les raisons sont beaucoup plus simples à cerner et surtout, il est plus facile de trouver une solution à la situation.
On peut citer 5 grandes causes à cette situation :
- L’enfant n’a pas de rythme : c'est-à-dire que selon l’activité des parents, il se couchera un jour à 19h, un jour à 20h, un autre encore à 22h et de même pour le réveil. Ce qui est assez déstabilisant pour un enfant. En effet, un petit ou un tout petit a besoin d’un rythme qui certes peut être amené à varier occasionnellement mais qui doit être régulier.
- L’enfant a raté son cycle de sommeil : chaque enfant a son propre rythme qui, généralement, se situe entre 19h30 et 20h30. Dans le cas où l’enfant dépasserait son heure de coucher, il se peut qu’il se sente prêt pour une nouvelle journée même si ce n’est pas le cas.
- L’enfant n’a pas de routine : si tous les jours à l’heure du coucher l’enfant vit une nouvelle expérience, il n’a pas d’indicateur qui lui permet de savoir quand se calmer ou quand aller au lit, du coup il a tendance à être perdu et donc à s’énerver.
- L’enfant se sent seul dans sa chambre : pour certains enfants, surtout dans les familles nombreuses ou encore pour les enfants qui ont vécu l’expérience kododo avant de se trouver seuls dans leur chambre, cette expérience peut se révéler angoissante, il aura donc besoin d’être rassuré pour ne plus se sentir seul.
- L’enfant chercher une barrière : certains enfants cherchent juste à savoir jusqu’où ils peuvent aller et surtout quand les parents arrivent à leurs limites. L’enfant cherche donc à savoir sa place.
Y-a-t-il des cas spécifiques ?
Dans certains cas, l’enfant a du mal à s’endormir pour une raison bien spécifique qui peut être due soit à un problème physique soit à un problème psychologique.
Les problèmes physiques peuvent être assez différents comme par exemple l’apnée du sommeil, l’énurésie, les problèmes de coliques ou encore dus à des problèmes ORL. Dans ce genre de situation, l’enfant vit le moment du coucher comme une épreuve et ne souhaite donc pas y aller.
Le problème peut aussi être psychologique tels qu’angoisse, cauchemars, terreur nocturne, ambiance tendue à la maison ou dans l’environnement proche de l’enfant, donc celui-ci sera stressé et pas vraiment enclin à s’adonner à une bonne nuit de sommeil.
Il faut cependant se rassurer, même si la cause de cette agitation d’avant sommeil peut être due à un souci de santé, il est assez rare que cela persiste. La plupart des enfants passeront cette étape entre 3 et 6 ans. Bien entendu, il est recommandé d’aller voir un médecin et d’être patient.
Il existe quelques techniques pour reconnaitre ces troubles, mais surtout, faites-vous confiance. Les parents sont plus souvent qu’on ne le croit en phase avec leurs petits bouts et sont tout à fait capables de savoir lorsque leur enfant a un problème grave.
Y-a-t-il des techniques d’endormissement miracle ?
Oui et non ! Concrètement, il est important de trouver le cycle de sommeil propre à votre enfant, surtout durant les premiers mois de sa vie et de créer une routine rassurante autour de lui afin qu’il assimile le sommeil avec le plaisir.
Trop souvent, on vend aux enfants le sommeil comme une obligation ou du moins quelque chose de peu amusant. En effet, il faut arrêter le jeu ou de regarder son dessin animé pour aller se coucher, s’il joue avec son frère ou sa sœur, il faut leur dire au revoir.
C’est aussi le moment où l’enfant doit se séparer de maman ou papa et se retrouver seul. Du coup, on peut comprendre la réticence.
Cela dit, la routine que vous mettrez en place avec votre enfant selon son rythme et sa personnalité sera effectivement une solution miracle puisqu’elle lui correspondra et donc l’incitera au fur et à mesure à s’endormir sereinement.

Cependant, il y a quelques petits « trucs » qui peuvent vous aider :
- Éviter de mettre son lit au milieu de sa chambre : trop d’espace autour peut augmenter ses peurs, alors que mettre le lit contre un mur peut rassurer l’enfant qui sera alors focalisé sur la porte de sa chambre.
- Ne revenez pas 100 fois lorsqu’il pleure : oui le moment n’est pas simple pour lui, cependant, si vous arrivez à chaque pleur, il prendra la situation pour un jeu et vous finirez par ne pas réussir à le faire dormir. N’oubliez jamais qu’il est normal pour un enfant de pleurer ; c’est sa façon à lui de s’exprimer donc rassurez-le, expliquez-lui la situation mais ne revenez pas plus de 3 fois pour le calmer.
- Il ne sert à rien de rester trop longtemps dans la chambre de votre enfant : si vous pensez sincèrement l’apaiser en restant, vous véhiculez en fait l’idée inverse. L’enfant risque de penser que si sa mère ou son père reste trop longtemps, c’est surement parce qu’il y a quelque chose de grave et il doit donc avoir peur.
- Crier pour l’envoyer se coucher ne sert à rien : Alors oui, après 12 histoires, une course poursuite dans l’appartement et trois couches déchirées, on peut être tenté de s’exprimer de manière un peu plus forte qu’à l’accoutumée. Mais le fait de crier risque de rendre la situation beaucoup plus stressante pour tout le monde et ne va certainement pas amener le calme.
La clé pour endormir sereinement votre enfant est dans un premier temps d’observer son rythme puis de créer environ 45 minutes avant l’heure du coucher un environnement propice au calme dans lequel votre enfant pourra tranquillement évacuer le stress de la journée.
Il est bon de prévoir ce temps calme dans sa chambre loin de la télé et des sources d’excitation pour lui donner la possibilité de s’approprier sa chambre.
Le Yoga et la Méditation sont des techniques douces d’apaisement avant le sommeil.
Le yoga pour enfants, quelques heures avant le coucher, basé sur les méthodes de respiration peut aider les petits à s’endormir de façon zen et calme.
Les exercices de méditation avant de dormir, permettent à l’enfant de se détendre avant le coucher et de ressentir une véritable sensation de bien-être. Idéale pour un enfant très dynamique, c’est également un moment privilégié pendant lequel il se calme, le rythme cardiaque diminue et son corps est prêt à accepter le sommeil.
Le cas des jumeaux/jumelles

Le cas des jumeaux et jumelles est assez différent pour une raison très simple. Les parents ont une légère tendance à essayer de leur donner le même rythme en oubliant trop souvent que bien qu’ils soient nés ensemble, ils n’en restent pas moins des enfants différents. Eh non, ce ne sont pas des photocopies. Il est important de respecter le rythme de chacun et surtout de créer un petit moment particulier avec chacun d’eux. Il y aura toujours l’un qui s’endormira avant l’autre donc profitez-en au maximum de ces moments pour établir une relation individuelle.
Autre point important que l’on constate avec le temps, si l’un des jumeaux pleure durant la nuit, il n’est pas nécessaire de courir comme un dératé dans la chambre afin de le calmer. En fait, ce ne sont pas les cris du bébé qui réveilleront le jumeau endormi mais votre intrusion dans son univers.
Eh oui, les jumeaux/jumelles sont habitué(e)s à s’entendre pleurer et rire, ils sont habitués à la présence de l’un et de l’autre, c’est même une étape réconfortante pour eux. Par contre, si vous faites tout pour intervenir, vous allez juste habituer vos enfants à se réveiller plusieurs fois durant la nuit en pensant que quelqu’un est là quoiqu’il arrive.
N’oubliez surtout pas qu’il est normal pour un tout petit de pleurer, cela ne fait pas de vous un mauvais parent. De plus, les routines, que ce soit pour le repas ou pour le sommeil se mettent en place dès le plus jeune âge, donc même si cela semble dure pour l’instant, ce n’est qu’une question de mois pour que les choses se mettent en place.

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Bonjour
C'est vraiment une mission de mettre au lit ses enfants et j'ai observé cette difficulté avec plus de un enfant. Auparavant lorsque mon aîné était unique, il s'endormait sans grande difficulté mais se réveillait malheureusement durant les nuits.
Au fur et à mesure des années et du nombre d'enfants j'ai cultivé de la patience et du calme car malgré la fatigue, si maman s'énerve, la bataille est perdue d'avance.
C'est une sorte de culture qui mûrit dans le temps et il ne faut pas hésiter à prendre le temps de bien connaître ses enfants pour savoir sans faiblesse s'adapte à eux aussi.
Merci pour cet article
À bientôt